[]Cette nuit ravagée de fantôme,
Enveloppe mon corps d'un somptueux voile d'argent,
Où le noir de mes démons se mêle,
Avec une eau blanche et angélique,
Il essaye de pénetrer ce rocher de glace
A la forme d'un mur lisse et limpide,
Ceci est mon bouclier divin
Celui que je me suis crée
celui que le fil des années a construit,
Mon esprit en est le maladroit maçon,
Et le temps l'architecte aiguisé,
Mes mains ouvertes au ciel,
Crient à l'aide d'un hurlement immobile,
Mes yeux couverts d'une buée opaque
observent la continuité des évènements,
Dans l'attente d'une lumière,
Car le soleil lui même était devenu froid,
Le Roi du jour était un être malade aux traits pâles,
Dans cette nuit dénuée d'étoiles,
Saintes gardiennes des larmes perdues,
Je sens mon esprit lui aussi se perdre,
Et je rêve
Que ce mur de glace se déforme
Sous les coups des sentiments caniculaires,
Que ces grêlons invincibles,
Invaincus par le temps se mélangent s'entremêlent,
Qui laissera une coulée, un ruisseau
Une exquise rivière baptisée, espérance
Et je continuerai à rêver
Elegia391